Le VTE et la Relève se sont associés lors d’un webinaire exclusif le 18 novembre pour aider les PME et ETI dans le recrutement de jeunes talents en cette période de crise sanitaire.

PME, ETI, besoin d’un coup main dans votre recrutement ? Le 18 novembre, le VTE et la Relève se sont retrouvés lors d'un webinaire de Bpifrance Université afin d’aider les entreprises dans l’embauche de jeunes talents durant cette période particulière. Alexandre Rigal, directeur du développement chez Bpifrance et responsable du programme VTE et Adrien Ducluzeau, fondateur de La Relève, livrent les clés d’un recrutement efficace.

Répondre à la quête de sens des jeunes talents

Pour Alexandre Rigal, la façon dont les jeunes appréhendent le monde de l’emploi a radicalement changé ces trois dernières années. « L’humain est essentiel pour eux. Il y a vraiment une recherche de plus en plus marquée d’une « quête du sens » », affirme l’ancien directeur d’une école d’ingénieurs. Ainsi, les entreprises doivent absolument mettre en place une stratégie pour promouvoir leur marque employeur selon lui. Aujourd’hui, « les grands groupes le font mais dans les PME-ETI, c’est moins naturel. Elles ont besoin de se concentrer sur ce point », explique-t-il.

Créer une relation de confiance avec les étudiants, leur expliquer le métier de façon concrète, valoriser le made in France sont autant d’atouts à utiliser pour les entreprises. Adrien Ducluzeau partage cette philosophie. « 6 personnes sur 10 regardent les avis sur une entreprise sur les réseaux sociaux. On a eu des retours de candidats qui ont arrêté rapidement avec une entreprise car elle n’était pas en lien avec leurs valeurs », indique le fondateur de La Relève. Selon une étude menée par le cabinet Robert Walters, 56% des candidats assurent qu’ils ne se présenteraient pas le premier jour s’ils découvraient des éléments concernant l’entreprise en désaccord avec leurs valeurs.

Pour certains jeunes diplômés, quitter une métropole pour un territoire peut être une décision difficile. Alexandre Rigal pense que les entreprises ont les moyens de montrer aux talents que le choix peut être fructueux, notamment grâce au VTE. « Débuter dans une PME, c’est débuter dans un sous-traitant de grand groupe. De plus, nous, on présente le VTE comme un aventure. Il faut vendre ça au jeune et lui dire « Viens à mes côtés pour rejoindre cette aventure. Notre objectif est de nous éclater humainement pour développer notre activité ». Si une entreprise arrive à faire ça et à l’incarner, 95% du boulot est fait », détaille le directeur du développement de Bpifrance.

L’entretien à distance : que faire pour qu’il se déroule au mieux ?

En cette période de crise sanitaire, les entretiens en visio deviennent quasiment la norme. Il y a plusieurs avantages à ce type de rencontre virtuelle, comme le gain de temps ou la possibilité d’observer malgré tout la communication non verbale du candidat. Même si un entretien à distance est moins conventionnel, cela ne doit pas dispenser l’entreprise de promouvoir sa marque employeur.

« Il faut fournir la même qualité d’expérience au candidat qu’en face à face. C’est plus simple en présentiel car on peut faire visiter les locaux, imager la culture d’entreprise… Mais la qualité d’expérience doit quand même être fournie en visio car elle est essentielle. 60% des candidats boycottent des entreprises à la suite d’entretiens qui se passent mal », précise-t-il. « Une boite avec laquelle on travaillait faisait passer 8 entretiens même pour un stagiaire. Le process durait plusieurs mois, il y avait donc une perte complète de l’attrait de l’entreprise et un manque de transparence. A l’inverse, Alan, entreprise d’assurance santé, a une transparence totale. On explique directement tout le processus aux candidats, le fonctionnement des entretiens, le timing, etc. Grâce à cela, les retours qu’on a de chez eux sont assez incroyables », détaille Adrien Ducluzeau. D’après une étude réalisée par La Relève avec ARAVATI, 90% des ruptures en période d’essai sont à la demande des candidats.

Si le recrutement est acté, l’entreprise ne doit pas perdre le contact avec le jeune embauché. Cette phase de sécurisation du recrutement se nomme le pré-boarding. « C’est très important que le pré-boarding soit de qualité. On peut inviter le jeune recruté à un pot, préparer son matériel : lui donner envie de travailler avec nous. » D’après le cabinet Robert Walters, 35% des candidats ne se présenteraient pas le premier jour en l’absence totale de communication entre la promesse d’embauche et l’intégration effective. Adrien Ducluzeau pense également qu’il existe encore trop d’entreprises qui négligent le recrutement des jeunes. « 85% des emplois de 2030 n’existent pas encore. Il ne faut pas les négliger car les jeunes générations occuperont ces postes », conclut-t-il.

Retrouvez le webinaire dans son intégralité.