Le CESI, école d'ingénieurs située à Lyon, constate un regain d'intérêt des étudiants post-bac pour les TPE et PME régionales. L’établissement a donc naturellement signé la charte VTE pour ses mastères spécialisés en alternance.

« La proximité avec les entreprises d'un même territoire, c'est tout l'ADN du CESI », rappelle Marie-Laure Ramey. Pour la responsable des mastères spécialisés de l'école d'ingénieurs aux 25 campus, qu'un groupe pionnier de l'apprentissage et ancré dans les bassins industriels régionaux s'engage dans la démarche du VTE (volontariat territorial en entreprise) relève presque de l'évidence. Depuis 2019, il est possible de réaliser un VTE dans le cadre des cinq mastères spécialisés proposés à Lyon et dans la région Sud-Est. Les formations concernées : QSE (qualité sécurité environnement) et RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises), management par projets ou encore organisation et performance industrielle (Manager de l'amélioration continue et efficacité énergétique et environnementale option industrie).

Mastères spécialisés : 40% des alternants optent pour les TPE et PME

« Les bac+5 avec moins de deux ans d’expérience professionnelle font partie des profils les plus intéressés par nos mastères spécialisés. Ils désirent compléter leur formation et avoir un an d'expérience en alternance représente une forte motivation », explique Marie-Laure Ramey. Le VTE, qui cible des postes à responsabilités pour des jeunes qualifiés, semble donc tout indiqué pour ces profils.

Deuxième raison de croire en ce « mariage » entre le CESI et le VTE : « Nous avons une grande connaissance de notre bassin industriel régional », assure la responsable. « Nous avons établi des liens forts avec des PME et PMI, mais aussi des petits sites industriels de grands groupes ». Conséquence : près de 40% des étudiants des mastères spécialisés du CESI réalisent leur alternance dans une TPE ou une PME de la région.

Des missions plus riches pour les étudiants, un œil neuf pour les PME

Marie-Laure Ramey constate que les motivations des jeunes à rejoindre une PME sont de plus en plus claires : un besoin de diversité des missions, une recherche d'autonomie et une envie de reconnaissance au sein de l'entreprise. « Les étudiants veulent des missions plus riches et travailler de façon moins cloisonnée que dans un grand groupe », détaille-t-elle. Être « moins anonyme », s'impliquer et toucher à tout : pour bon nombre de jeunes talents, l'épanouissement personnel passe par la PME.

Aujourd'hui, la qualité de la mission ferait la différence. Selon la responsable, ceux qui veulent à tout prix travailler dans un grand groupe se font désormais rares, et la quête de sens y est pour beaucoup. « Nos élèves ont besoin de se sentir en phase avec la stratégie d'entreprise », constate Marie-Laure Ramey. « Et les PME les embauchent aussi pour cela : elles attendent d'eux une prise de recul, des préconisations, un œil neuf... ». En somme, toute l'ambition du VTE.