Dans le Bas-Rhin, Norcan est l'une des premières PME à avoir embauché un VTE (Volontariat Territorial en Entreprise). Jean-Emmanuel Frison, responsable des ressources humaines, et Lucie Becker, la jeune diplômée recrutée en 2019, nous livrent leur témoignage.  

Et si les PME parvenaient à mieux capter le flux des diplômés issus de grandes écoles ? Et si ces derniers voyaient dans les PME un tremplin professionnel idéal ? Tout l'enjeu du VTE est là. À Haguenau, Norcan, spécialisée dans les équipements industriels sur-mesure, l'a bien compris.  

Profitant de l’exposition offerte par le VTE, Norcan a recruté Lucie Becker, diplômée en 2017 de l'INSA Strasbourg et germanophone. « Je sortais d'une expérience de deux ans chez Faurecia, en Allemagne, quand Stéphane Fauth, le président de Norcan, m'a proposé une embauche avec le label VTE », raconte-t-elle 

« Les diplômés de grandes écoles ont tendance à privilégier les grands groupes » 

En quelques jours, Lucie passe d’un grand groupe de 120 000 employés à une PME de 150 personnes, qui lui offre une polyvalence dans ses missions. “C'est tellement différent de ce que j'ai vécu chez Faurecia. J'ai un poste qui mêle vente, planification de production, management, gestion de projets... Ici, je suis une touche-à-tout. Mes actions ont des effets rapides et visibles. C'est responsabilisant et très valorisant ».  

Une flexibilité qui a fait évoluer le regard de la jeune fille sur les PMEce qui n’est pas pour déplaire à Jean-Emmanuel Frison. « Le VTE doit permettre de redorer le blason des PME françaises. Les jeunes diplômés de grandes écoles ont tendance à privilégier les grands groupes. Mais nous avons besoin de ces talents pour dynamiser le maillage territorial de nos entreprises. Il faut continuer à leur faire savoir que, dans nos entreprises, des métiers riches et un écosystème accueillant les attendent ».