Théo Memeteau, alternant, et Julien Macrelle, dirigeant de la brasserie Bellenaert, dans le Nord ont adhéré au VTE Vert cette année. Le jeune étudiant a pour mission de verdir l’ensemble de la production de la brasserie pour lui permettre d’obtenir la certification AB.

Passer l’ensemble de sa production de bière en bio. Voilà le défi que veut relever la brasserie Bellenaert. Pour atteindre cet objectif, Julien Macrelle, dirigeant de l’entreprise, s’est octroyé un coup de boost : lui et son alternant en apprentissage Théo Memeteau ont choisi d’adhérer au VTE Vert lancé cette année par Bpifrance. Un soutien de poids dans leur but d’acquérir la certification AB.

Comment s’est passé le début de votre collaboration ?

Julien Macrelle : On a pris Théo en alternance pour son BTS et il a continué à travailler avec nous en apprentissage pour sa licence professionnelle. Depuis le début, on a toujours essayé de donner une teinte environnementale à notre activité. Nous avions fait le choix de ne travailler qu’avec des énergies renouvelables. L’ensemble des activités de la brasserie est assuré par énergie électrique, ce qui nous permet de décarboner presque complètement l’activité. On travaille avec un fournisseur qui nous alimente en électricité verte, produite en France.
Nous nous posions la question suivante : “Travaillons-nous en bio ou avec les producteurs locaux en circuit court sur le houblon ?” Nous avons choisi la deuxième option, mais depuis, quelques producteurs bio de houblon se sont installés dans la région. On a alors proposé à Théo de transférer la production de la brasserie en bio en privilégiant le circuit court.

Théo, concrètement, quelles sont tes missions au sein de la brasserie ?

Théo Memeteau : Mon rôle est de faire passer toute la production en bio et de permettre à la brasserie d’obtenir la certification AB. Ça implique beaucoup de choses, comme la traçabilité de la bière, gérer les relations avec les fournisseurs, aller chercher les ingrédients dont on a besoin ou encore tester les nouvelles recettes car les matières premières changent.
JM : De notre côté, nous sommes uniquement là pour valider et lui dire si l’avancée nous va. Il a une réelle autonomie pour un étudiant en licence.

Comment avez-vous entendu parler du VTE Vert et pourquoi avoir choisi d’y adhérer ?

TM : Je l’ai tout simplement découvert sur Facebook. Je me suis dit que ça collait avec le programme alors je l’ai partagé à Julien.
JM : C’est aussi la situation sanitaire qui fait qu’on a recherché des possibilités d’aide. Le VTE Vert correspondait parfaitement à ce qu’on fait. Quand on mène des actions vertueuses, ça fait du bien de sentir que nous sommes soutenus et encouragés par le VTE Vert dans cette démarche. On se donne un peu plus de mal que les autres donc on est content de bénéficier d’un petit plus.

Être en VTE Vert, qu’est-ce que ça change pour toi Théo ?

TM : Ça me tient à cœur depuis longtemps d’avoir une mission engagée. Même si le métier de brasseur est déjà complet, ça me permet d’avoir quelque chose qui va plus loin qu’uniquement la partie production. C’est un vrai challenge.

JM : Il y a 3 ans, quand on l’a eu en entretien pour sa première alternance, il nous a dit « je veux travailler dans une brasserie bio ». Je l’ai regardé avec des grands yeux en lui disant qu’on n’était pas bio et que je ne savais pas pourquoi il était là (rires). Maintenant, il a de grosses responsabilités, on lui a donné un cahier des charges et il gère le projet de A à Z.