Innovafeed, biotech spécialisée dans les protéines provenant de l’élevage d’insectes est signataire de la charte du Volontariat Territorial en Entreprise (VTE). Retours d’expériences d’Antoine Cossard, jeune ingénieur agronome, Anne Walter, responsable de recrutement, et Sophie Bénard, manager Performance industrielle.

Une première. Innovafeed, dont “la marque employeur n’est pas encore très reconnue” comme le souligne sa responsable recrutement compte sur le VTE. A travers ce dispositif, la biotech espère accroitre sa visibilité auprès des jeunes talents. Interviews croisées au sein de cette pépite qui dispose de deux sites de production innovants, à Gouzeaucourt et à Nesle, dans le Nord de la France. 

Qu’est-ce qui vous a amené vers le VTE ?

Antoine Cossard : J'ai intégré Innovafeed il y a un peu plus d’un an, d’abord dans le cadre d’un stage de fin d’études. Mon expérience a ensuite été reconduite, sous la forme d’un CDD éligible au label VTE. J’ai choisi Innovafeed car je m’intéressais au domaine des insectes dans l’agroalimentaire et parce car je suis très sensible aux enjeux environnementaux. 

Anne Walter : Antoine était notre premier jeune en VTE. Ce dispositif permet de donner de la visibilité à des PME comme la nôtre, dont la marque employeur n’est pas encore très reconnue. C’est donc pour nous un moyen efficace de recruter plus facilement des jeunes diplômés, en particulier des personnes mobiles, susceptibles de se déplacer sur nos sites de production dans le Nord.  

Quelles tâches (et responsabilités) a impliqué cette mission ?

A.C. : Ayant intégré les équipes Performance industrielle, ma mission a induit de fréquents déplacements dans le Nord. Ma routine quotidienne commençait par la maintenance des différents outils. Par exemple, à l’usine, il y a un grand nombre de capteurs connectés qui permettent de récolter des informations sur la vie des larves. Il était de ma responsabilité de vérifier leur fonctionnement ainsi que la bonne remontée des données. 

J'ai également assuré la gestion de certains projets. J’ai beaucoup appris à travers ces différentes tâches, en particulier sur de nouvelles techniques dans les domaines de l’informatique, de l’électronique et du génie des procédés, mais aussi sur la gestion de projets et le management du changement.  

Sophie Bénard : Lorsqu’Antoine a rejoint notre équipe dédiée à la Performance industrielle, celle-ci comptait trois collaborateurs. Aujourd’hui, nous sommes onze. Cette croissance s’est accompagnée d’une forte évolution du contexte dans lequel Antoine intervenait. Il a notamment travaillé sur la digitalisation de nos opérations, pour permettre aux opérateurs d’avoir la boucle de feedback sur leurs activités ou encore pour simplifier certains flux et process. Il s’est appuyé sur moi et sur le dialogue avec l’équipe de production pour comprendre les besoins. Innovafeed est une jeune entreprise, ce qui a permis à Antoine de bénéficier d’une grande autonomie dans l’élaboration des stratégies pour répondre à différentes problématiques opérationnelles 

Quelle sera pour vous l’étape suivante ?  

A.C. : Mon expérience au sein d’Innovafeed, qui vient de se terminer, a été particulièrement intéressante. L’entreprise m’a d’ailleurs proposé un CDI. Mais j'ai envie de me tourner vers l'étranger pour une mission d'un ou deux ans afin d'apprendre de nouvelles façons de travailler.  

A.W. : Après la phase de lancement de notre deuxième site de production, à Nesle, nous allons rechercher de nouveaux VTE. Nous lui confierons des tâches variées, mais avec un dénominateur commun : la volonté de se rendre régulièrement sur nos sites de production dans le Nord.