Vous êtes à la recherche d’une expérience professionnelle qui colle à vos compétences et à vos envies dans une PME territoriale ? Nous avons de quoi vous faciliter la tâche ! Nous décortiquons pour vous une fiche de poste de A à Z grâce à un professionnel qui exerce le métier.

Depuis quelques années les métiers de la Responsabilité sociétale et environnementale (RSE) se multiplient, encouragés par la nécessité de favoriser la transition écologique et énergétique. De plus en plus d’entreprises recrutent dans ce domaine dans l’optique d’affirmer leur engagement envers l’environnement et leurs collaborateurs. La Trinitaine, une PME située en Trinité-sur-Mer qui fabrique des biscuits bretons et autres friandises depuis 1955, a recruté l’année dernière Kéliane Garrault dans l’optique de progresser dans sa démarche RSE. Le but ? Suivre l’évolution en menant à bien des projets durables, collaboratifs et ambitieux. Dans cet article Kéliane Garrault, chargée de mission RSE en alternance au sein de l’entreprise, nous explique les tenants et aboutissants de son métier.

Le descriptif

VTE : En quoi consiste votre mission chez La Trinitaine ?

Kéliane Garrault : Je suis référente, d’un groupe de travail appelé « la Green team ». Nous construisons ensemble notre démarche de RSE à La Trinitaine. On se retrouve pour mesurer les l’avancements des différents projets et pour discuter des points bloquants. Les projets peuvent être d’ordre stratégique, par exemple, poser la charte RSE, prioriser les domaines d’actions et établir ensemble les différentes étapes pour y parvenir. Ils peuvent aussi être plus opérationnels comme, la mise en place d’un dispositif d’aide pour les travailleurs en situation d’handicap, afin de les accompagner et de sensibiliser le reste des collaborateurs aux problèmes qu’ils peuvent rencontrer.

Le contexte

VTE : Dans quel contexte avez-vous été recrutée et pour répondre à quel besoin ?

K.G : Le poste est jeune, il a été créé l’année dernière. Ce recrutement s’inscrit dans une démarche volontaire de l’entreprise qui désire s’engager vis-à-vis de l’environnement et de ses collaborateurs. A cela s'ajoute une prise de conscience de la RSE sur l’image de l’entreprise et sa marque employeur.
Il y a toujours eu des actions RSE chez la Trinitaine, or le développement des normes RSE aujourd’hui fait que ces activités deviennent encadrées et nécessitent davantage une expertise dans le domaine. J’ai été recrutée dans la perspective de structurer les actions de l’entreprise sur ce plan et d’anticiper le changement juridique en la matière. Dans le cadre de la loi anti-gaspillage du gouvernement les entreprises devront supprimer le plastique qui entoure les palettes de production. Pour anticiper ça, avec l’aide de l’équipe logistique, nous réalisons des tests avec des sangles pour remplacer la matière.

Les missions

VTE : Avez-vous une journée type ?

K.G : Il n’y a pas de journée type dans mon travail ! Je travaille beaucoup en transversal, en allant à la rencontre directe des collaborateurs dans notre usine, nos bureaux, nos boutiques, pour mesurer l’impact réel de notre avancement et servir d’intermédiaire entre les collaborateurs et le groupe de travail. J’ai une bonne partie aussi de bureau : veilles, recherches, réflexion personnelle sur les projets, préparation des prochaines réunions avec la Green Team. Bref, ça bouge beaucoup et c’est ça qui est bien !

Les compétences

VTE : Et quelles compétences sont nécessaires pour exercer ce métier ? 

K.G : Avant tout la communication ! Être à l’écoute, transmettre l’information, animer des réunions, prendre la parole en public etc. Au-delà, je dirais même la conviction, pour motiver et fédérer les équipes autour d’un projet commun.
En deuxième place, la curiosité et la persévérance : les projets porteurs de changement bloquent souvent… l’être humain craint la transformation ! Si on n’a pas la curiosité de creuser là où ça bloque, de chercher le pourquoi du comment sans se décourager, il n’est pas possible d’avancer. Enfin, je mentionne l’organisation et l’agilité, pour le côté gestion de projet. Il va de soi qu’il faut savoir gérer son temps, son énergie et ses disponibilités.

VTE : Outre ces nombreux soft-skills, y-a-t-il des compétences techniques à avoir ?

K.G : Il est nécessaire d’être au point sur le développement durable, sur l’aspect juridique comme par exemple. Connaître les lois en vigueur, les projets de lois en discussion, les innovations dans le domaine, etc. Pour pouvoir apporter son expertise RSE à l’entreprise, la mettre au service des projets en cours, tout en étant force de proposition sur ceux à venir. Ensuite, il est indispensable de maîtriser ses outils de travail, les basiques du web et de la bureautique, savoir gérer des tableurs, des bases de données, projeter de présentations efficaces et professionnelles aux équipes.

Le parcours

VTE : Y-a-t-il un profil type ou un parcours spécifique recherché par les recruteurs dans ce métier ?

K.G : En ce qui concerne la formation, de plus en plus d’écoles proposent des diplômes en développement durable et en RSE. C’est une nouvelle tendance qui se confirme. On m’a recrutée par rapport à mon parcours, car je fais des études dans le management de projets, mais aussi pour ma motivation. Je pense qu’il y a une personnalité et un état d’esprit apprécié pour ce type de poste. Être ouvert aux autres, enthousiaste, sociable et passionné. Aujourd’hui la RSE est partout, on peut y entrer par différentes portes dans l’entreprise, selon sa spécialité… à travers les achats, les ressources humaines, la communication, etc.
Un petit conseil, il faut oser ouvrir les portes si la motivation y est !