Alexandre Rigal, ancien directeur général des Arts et Métiers et actuel directeur du développement chez Bpifrance, donne les clés aux étudiants pour trouver l’école qui leur convient.

Que l’on sache ou non ce que l’on veut faire plus tard, pas facile de de se retrouver face à la pléthore d’offres de formation que proposent les écoles. Cette situation, souvent déstabilisante pour les jeunes, n’est évidemment pas sans issue. Encore faut-il savoir comment s’y prendre pour trouver l’établissement qui nous correspond. Alexandre Rigal, ancien directeur général des Arts et Métiers et directeur du développement chez Bpifrance, donne trois conseils aux jeunes pour les aider à bien choisir leur école.

 

Conseil n°1 : Prioriser ce qui vous attire et non le classement des écoles

Le premier conseil d’Alexandre Rigal est avant tout d’éviter un écueil commis par de nombreux étudiants : attacher trop d’importance aux classements dans la presse. « Il ne faut pas s’obstiner à viser une école du top 5, mais aller vers ce qui vous attire. Une fois l’école identifiée, il faut aller « sentir » l’établissement. La façon de travailler, l’environnement, doivent vous correspondre et comptent plus que le classement. Si vous ne vous y sentez pas à l’aise, ça sera très compliqué de réussir dans cet établissement », explique-t-il. Dans le cas où vous ne trouvez toujours pas une école à votre convenance malgré plusieurs visites et recherches sur Internet, ne vous découragez pas : « tout étudiant peut trouver une école qui lui va », insiste Alexandre Rigal.

Conseil n°2 : Pas d’idées préconçues

Une autre difficulté à surmonter lorsque l’on recherche une école est de réussir à sortir des sentiers battus. « Il faut réfléchir en termes de débouchés professionnels et ne pas rentrer avec des idées arrêtées, comme l’envie d’intégrer un grand groupe », détaille Alexandre Rigal. « Il n’y a pas de parcours linéaire, quand on entre dans le supérieur, il faut y aller « en mode compétences » ». Dans un monde en perpétuelle évolution, le directeur du développement de Bpifrance insiste également - malgré la période de crise - sur l’importance des perspectives internationales offertes par l’école.

Conseil n°3 : Tous les chemins mènent à Rome

Grâce à son expérience, l’ancien directeur général des Arts et Métiers a pu constater que trop d’étudiants pensaient une prépa indispensable pour intégrer une école. Ce n’est pas le cas. Pour lui, l’important est de se connaître pour savoir quel parcours nous correspond le mieux. « Si on a une grosse capacité de travail, on peut rejoindre une classe prépa, ça laisse 2 ans pour se découvrir. Mais si on n’est pas calibré pour, un premier cycle universitaire pour ensuite aller vers une école est un parcours possible, car même si on ne sait toujours pas ce qu’on veut faire en sortant, on quitte l’université avec un diplôme ». Pour appuyer son propos, il précise qu’en France, seulement 41% des étudiants en école d’ingénieurs sont passés par une classe préparatoire.